06.12.2009

Des tirelires à remplir

L'association Enfance et Partage lance une campagne de sensibilisation à la maltraitance

Les tirelires resteront trois semaines.

Depuis plus de trente ans, l'association Enfance et Partage lutte pour protéger et défendre les mineurs contre toutes les formes de maltraitance. Comment ? En apportant à ces enfants et ces adolescents, ainsi qu'à leurs familles, écoute, conseil et soutien. L'association, qui a reçu plus de 6 000 appels sur son numéro vert en 2008, compte 27 comités départementaux sur le territoire national.

Elle est représentée en Charente-Maritime (le seul comité départemental de la région Poitou-Charentes).

Mais elle manque de moyens. C'est pourquoi la société Via Maris, en partenariat avec La Poste et l'association du commerce rochelais, a décidé de soutenir Enfance et Partage.

Dans cette perspective, une opération de communication a démarré il y a quelques jours à La Rochelle.

Des boîtes tirelire au sigle de l'association, sponsorisées par La Poste, ont été distribuées chez les 230 adhérents de l'Association du commerce rochelais ainsi que dans les bureaux de poste de La Rochelle et son agglomération afin de récolter des fonds pour l'association. Elles y resteront trois semaines. Des affiches ont été apposées dans ces mêmes lieux.

Car il faut faire plus pour la protection de l'enfance, psychologiquement - les violences psychologiques familiales et extra-familiales augmentent - et juridiquement.

 Numéro Vert d'Enfance et Partage : 0 800 05 12 34

04.12.2009

Comment s'occuper d'un enfant malade de la Grippe A ?

Le Professeur Jean-Philippe Derenne, consultant au groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, décrit dans son livre  Grippe A [H1N1] Tout savoir, Comment s'en prémunir  (co-écrit avec le Professeur Bruno Housset) ce qu'il faut faire si votre enfant a contracté le virus de la Grippe A. Selon le Professeur Derenne, il faut tenir compte de trois facteurs : l'âge de l'enfant, le nombre de pièces disponibles, le statut des autres membres de la famille .

http://www.magicmaman.com/,si-l-enfant-a-entre-1-et-7-ans,2220,1166678,2

Chez les tout-petits la grippe est redoutable. Le taux d'hospitalisation chez les moins de 1 an est le plus élevé. Comment gérer au quotidien ?

 ...des contacts physiques répétés sont nécessaires et indispensables et ce, quel que soit leur état et leur capacité de diffuser la maladie  conseille de Professeur Derenne. Mais  un nourrisson grippé est une véritable usine à virus , il faut donc se protéger pour ne pas être contaminé  ne serait-ce que pour pouvoir s'occuper de lui . Les parents et les proches du bébé doivent donc penser à la triple protection :  respiratoire (masque FFP2), oculaire (lunettes type plongée ne laissant pas passer l'air), cutanées (gants, casaque, voire bottes).

Si l'enfant a moins d'un an

 Chez les tout-petits la grippe est redoutable. Le taux d'hospitalisation chez les moins de 1 an est le plus élevé. Comment gérer au quotidien ?

 ...des contacts physiques répétés sont nécessaires et indispensables et ce, quel que soit leur état et leur capacité de diffuser la maladie  conseille de Professeur Derenne. Mais  un nourrisson grippé est une véritable usine à virus , il faut donc se protéger pour ne pas être contaminé  ne serait-ce que pour pouvoir s'occuper de lui . Les parents et les proches du bébé doivent donc penser à la triple protection : respiratoire (masque FFP2), oculaire (lunettes type plongée ne laissant pas passer l'air), cutanées (gants, casaque, voire bottes).

Si l'enfant a entre 1 et 7 ans

C'est la catégorie la plus délicate. La première difficulté :  ils se déplacent, et il peut être très difficile de les empêcher de sortir de la pièce... , les risques de contamination sont alors plus élevés pour le reste de la famille. Il est nécessaire d'aller les voir fréquemment, pour vérifier l'évolution de leurs symptômes (ils sont, immédiatement après les moins d'un an les plus aptes à présenter des complications), leur donner leurs médicaments, boissons et aliments, les rassurer, leur  prodiguer les marques d'affection et d'attention nécessaires, changer leurs vêtements et éventuellement la literie, etc

30.11.2009

La maltraitance a des effets biologiques à long terme

 

Il existe une étude démontrant qu'il y a un lien entre la maltraitance des enfants et des modifications épigénétiques de certains gènes. Il y a quelques jours, une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Neuroscience a montré que même un stress relativement léger chez des souris, sous la forme d'une séparation d'avec la mère pendant trois heures par jour sur les dix premiers jours, avait des conséquences tout au long de la vie des souris en question. Elles étaient plus sensibles à de nouvelles situations de stress et avaient une moins bonne mémoire.

Les chercheurs de l'Institut Max Planck de Psychiatrie de Munich ont pu démontrer que cela est dû à des modifications épigénétiques lors du premier stress qui altèrent de façon permanente l'expression de la vasopressine, une hormone du stress. Une hypométhylation d'une zone régulatrice importante contrôlant l'expression de ce gène induit une surexpression de la vasopressine, générant une hypersensibilité au stress. L'administration d'une molécule bloquant l'action de la vasopressine permet de supprimer cette réponse excessive. Il y a donc un lien direct entre un stress précoce, même bénin, et la capacité de ces souris à résister à des situations sortant de l'ordinaire.

Il est tout à fait possible qu'un mécanisme similaire soit découvert chez l'homme. En tout état de cause, cela renforce l'idée que la maltraitance subie par un enfant peut l'influencer de façon durable, et on connaît aujourd'hui au moins un mécanisme biologique responsable de ce processus au travers de modifications épigénétiques.

26.11.2009

Alors, avec ou sans?

Pr MONTASTRUC: " LA PEUR DES ADJUVANTS N'EST PAS JUSTIFIÉE "

Le professeur Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie du CHU de Toulouse, a été chargé par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de surveiller à l'échelle nationale les effets indésirables du vaccin. Il a accepté de répondre aux questions du Figaro.

 

LE FIGARO. - Comment sont surveillées les réactions au vaccin contre la grippe H1N1?

Jean-Louis MONTASTRUC. - Ce vaccin fait l'objet d'une double surveillance. D'abord, les médecins doivent signaler tous les effets secondaires indésirables graves, notamment les hospitalisations. De même pour les effets inconnus qui seraient liés à l'injection. Il existe 31 centres régionaux de pharmacovigilance qui recensent ces effets secondaires que notre équipe à Toulouse est désormais chargée de centraliser. Par ailleurs, pour la première fois, il est possible pour les médecins, et même pour les patients, de faire les déclarations d'effets indésirables directement sur le site Internet de l'Afssaps. Enfin, nous avons lancé plusieurs enquêtes de pharmaco-épidémiologie, notamment une en collaboration avec plusieurs services de neurologie et de réanimation pour évaluer le risque éventuel de syndrome de Guillain-Barré associé au vaccin. Pour l'instant, nous n'avons aucune certitude sur l'existence d'un lien entre ce syndrome et le vaccin. Dans l'hypothèse où il existerait, le risque serait de un cas par million de personnes vaccinées...

 Quels sont les premiers résultats de cette surveillance ?

Pour un peu plus de 300 000 personnes vaccinées, nous avons recensé, au total, 15 réactions allergiques de faible gravité. Plus un patient atteint d'un œdème de Quincke, qui a dû être hospitalisé, et un autre souffrant d'un bronchospasme (réaction de type asthmatiforme). Il y a eu aussi deux cas de troubles neurologiques (avec perturbation de la sensibilité) sans que le lien avec le vaccin soit confirmé. Les seules contre-indications sont l'allergie à l'œuf, puisque le vaccin est fabriqué avec du virus cultivé sur œufs embryonnés.

Est-ce que les effets secondaires sont différents de ceux du vaccin saisonnier ?

Les réactions sont les mêmes que celles observées avec le vaccin saisonnier, avec des douleurs et rougeurs au niveau du site d'injection. La douleur dure seulement un peu plus longtemps qu'avec le vaccin saisonnier. Mais les vaccins sont parmi les médicaments qui ont le meilleur rapport bénéfice/risque. Actuellement, le vaccin anti-H1N1 protège contre une complication de la grippe rare et grave qui est le syndrome de détresse respiratoire aigu. Les réanimateurs disent aujourd'hui leur inquiétude devant l'augmentation du nombre de jeunes enfants qui en sont atteints.

Beaucoup de personnes s'inquiètent du risque des adjuvants...

Les vaccins contre le H1N1 sur le marché sont tous plus ou moins équivalents, en terme d'efficacité et d'effets secondaires. La peur des adjuvants n'est pas justifiée. Il n'y a jamais eu plus d'alerte avec les vaccins avec adjuvant par rapport à ceux n'en contenant pas.

Source: http://www.lefigaro.fr/sante/2009/11...justifiee-.php

14.11.2009

Semaine des droits de l'enfant

Du lundi 16 au vendredi 20 novembre à 08.55

Les Maternelles - Magazine

Pour les 20 ans de la Journée internationale des droits de l'enfant, Les Maternelles consacrent une semaine de programmation spéciale — du 16 au 20 novembre — à la protection de l'enfance, une cause qu'il ne faut jamais cesser de défendre.

 

Enfant victime, famille d'accueil et maltraitance sont les principaux thèmes abordés cette semaine dans Les Maternelles pour parler de la protection de l'enfance. Des sujets traités dans trois rubriques du magazine présenté par Elizabeth Tchoungui : " La grande discussion ", pendant laquelle témoins et experts débattent autour des menaces qui pèsent sur les enfants et quelles sont les solutions ; " L'actu ", qui, depuis la rentrée, suit l'actualité de la petite enfance ; enfin, la séquence " Bonus ", pendant laquelle Nathalie Le Breton revient sur les thèmes et propose des aides, à partir de livres et d'associations.

Camille Flocon

Les sujets de " La grande discussion "

 

Elizabeth Tchoungui.

© Nathalie Guyon / FTV France 5

A l'occasion de la Semaine des droits de l'enfant, cette programmation spéciale se fait l'écho de l'article 19 de la Convention des droits de l'enfant. Ainsi, la rubrique " La grande discussion " aborde, du lundi au vendredi, cinq thèmes différents autour des mesures de protection des enfants.

• Le signalement : un cas de conscience (lundi 16)

En cas d'observation de négligence ou de maltraitance sur un enfant, la première étape consiste à procéder à un signalement. Comment en vient-on à le faire ? Selon quelles convictions, dans quelles conditions et à qui doit-on s'adresser ?

• Que se passe-t-il après le signalement ? (mardi 17)

Comment est menée l'enquête, dans quels délais et quelle est la prise en charge pour les enfants ?

• Familles d'accueil (mercredi 18)

Dans les cas de maltraitance intrafamiliale, les enfants bénéficient d'un placement. Comment celui-ci se passe-t-il ? Comment les familles d'accueil sont-elles choisies et comment le placement est-il vécu par les enfants concernés ?

• Accompagner l'enfant victime (jeudi 19)

Lors des procédures judiciaires, qui ont souvent lieu plusieurs mois après les faits, comment sont accompagnés les enfants ? Comment sont-ils entendus et préservés face à la machine judiciaire ?

• Maltraitance : pas de fatalité (vendredi 20)

Souvent, au moment de devenir parents, les personnes ayant subi des maltraitances au cours de leur enfance se posent des questions sur leur capacité à devenir de bons parents, sur les problèmes de répétition d'un comportement toxique. Face à leurs doutes, il est important de leur faire prendre conscience que la maltraitance n'est pas héréditaire. 

 

Article 19 : Le droit d’être protégé contre les mauvais traitements

* L'Etat doit te protéger contre toutes les formes de violence et de brutalités physiques ou mentales.

* Que tu sois sous la garde de tes parents ou de toute autre personne à qui tu es confié, l'Etat doit te protéger contre l'abandon, l'absence de soins, les mauvais traitements, l'exploitation et la violence sexuelle.

* L'Etat doit veiller à ce que de telles situations ne se produisent pas. Il prend les dispositions nécessaires.

Magazine - Durée 65' - Présentation Elizabeth Tchoungui

Production Néria Productions

12.11.2009

Grippe A : « Une seule vague, puissante, prévue »

jeudi 12 novembre 2009

 

Antoine Flahault; .Épidémiologiste, directeur de l'École des hautes études en santé publique, à Rennes.

Alors que la campagne de vaccination démarre aujourd'hui, le point sur une épidémie« qui pourrait toucher quinze à vingt millions de personnes en France ».

Entretien

 

Comment la grippe H1N1 va-t-elle se développer ?

Elle commence avec douceur et elle est très précoce. La Bretagne, les Pays de la Loire ou l'Aquitaine semblent démarrer plus tardivement que l'Ile-de-France. On prévoit une épidémie en une seule vague, puissante, durant l'automne et l'hiver. Le tiers ¯ voire la moitié de la population non vaccinée ¯, pourrait être infecté par le virus grippal. Ce ne sont donc pas deux à trois millions de personnes touchées comme durant les grippes saisonnières, où un bon nombre est déjà immunisé. Mais plutôt de quinze à vingt millions de Français qui seront grippés. Cependant, la grippe est une infection très bénigne chez l'immense majorité (probablement 99 %) de ceux qui la contractent.

 

Peut-on contrer l'épidémie ?

Une personne grippée contamine deux personnes, en moyenne : ce n'est pas beaucoup. La plupart des contaminations se produisent à la maison et sur le lieu de travail, quand la promiscuité est importante et suffisamment longue avec le malade. Il y a sans doute peu de risques d'attraper la grippe en croisant un grippé dans la rue.

 

La bonne nouvelle, c'est que les mesures préconisées, en plus du vaccin, comme les antiviraux, le port des masques de protection et le lavage des mains pourraient être très efficaces. La moins bonne nouvelle, c'est que l'on ne s'est pas vraiment préparé dans ce sens. Nulle part au monde, on n'a tenté d'empêcher une épidémie de grippe saisonnière de déferler.

 

Le vaccin de la grippe saisonnière prémunit-il partiellementde la grippe A ? Faut-il se faire vacciner ?

On ignore aujourd'hui si la vaccination contre la grippe saisonnière apporte un quelconque bénéfice contre la grippe H1N1. On a la chance d'avoir un vaccin prêt contre la grippe pandémique. Si l'on veut s'en prémunir, il me semble plus raisonnable, aujourd'hui, de se faire vacciner avec le vaccin spécialement préparé contre.

 

Les jeunes semblent particulièrement exposés. Y a-t-il d'autres groupes à risques ?

On tire les enseignements de l'expérience acquise cet été aux États-Unis, et durant l'hiver austral dans l'hémisphère sud. Les nourrissons ont payé un tribut très lourd et très inhabituel, mais aussi les enfants et les jeunes adultes. Nous estimons cette mortalité à un décès pour 10 000 personnes infectées. Ces décès sont directement dus au H1N1 chez l'adulte jeune et chez l'enfant, dont un bon nombre était en bonne santé auparavant.

 

Les femmes enceintes ont été près de dix fois plus souvent atteintes de ces formes très graves que le reste de la population de même âge. Même si l'on ne redoute pas une hécatombe, on a commencé à observer ces formes sévères tout à fait inhabituelles dans les hôpitaux français.

 

Jamais, à ma connaissance, on n'avait enregistré une trentaine de décès principalement chez les jeunes, avant même le démarrage d'une épidémie saisonnière. Par ailleurs, ne baissons pas la garde pour les personnes âgées et fragiles. Ce sont elles qu'il faut protéger en grande priorité.

Vaccin contre la grippe A, pour ou contre ?

• Faut-il se faire vacciner ?

Comme tout acte médical, une vaccination repose sur une analyse du rapport bénéfice-risque, propre à chaque individu. Cette analyse n'est pas toujours facile à faire pour le grand public qui, en quelques mois, a entendu parler d'une grippe jugée " redoutable " puis qualifiée de " grippette ".

 En fait, pour l'instant, cette grippe reste bénigne chez l'immense majorité des personnes touchées mais peut provoquer, dans quelques cas, des formes sévères et mortelles, y compris chez des jeunes en parfaite santé. Ce qui n'est pas le cas avec la grippe saisonnière qui, à 90 %, fait des victimes chez les plus de 65 ans.

 Depuis le début de l'épidémie, 34 décès ont été attribués en France métropolitaine à la grippe A, dont deux chez des personnes sans facteur de risque. Selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), au 3 novembre dernier, 625 patients avaient été hospitalisés dont 131 en réanimation dans un état grave.

 Parmi ces cas graves, on a recensé neuf nourrissons de moins d'un an, huit enfants de un à 14 ans et 101 personnes de 15 à 64 ans. Sur ces 131 patients traités en soins intensifs, il y avait notamment 26 personnes souffrant d'asthme, 14 de diabète, 14 de forte obésité, 14 femmes enceintes et 19 personnes à première vue en bonne santé.

 " Ce n'est pas une grippe anodine. On voit des formes très sérieuses chez des sujets jeunes ", avertissent de nombreux réanimateurs. Pour avoir une idée précise de la dangerosité de cette grippe, il faudrait bien sûr comparer ce chiffre des cas graves avec le nombre total de personnes ayant contracté la grippe A en France. Ce qui n'est pas possible car cette donnée n'est pas disponible à l'InVS.

 À titre indicatif, on peut préciser que dans la semaine du 26 octobre au 1er novembre, 39 personnes ont été hospitalisées dans un état grave alors que, dans le même temps, le nombre de consultations pour grippe A a été estimé à 341 000. Selon plusieurs experts de la grippe, ces chiffres pourraient augmenter fortement au cours des prochaines semaines avec une intensification de l'épidémie durant l'hiver.

 Article paru dans La Croix le jeudi 12 novembre

08.11.2009

Plante pour la grippe

La phyto peut aider dans la grippe ?

Les lymphocytes dits tueurs, que les Anglo-Saxons appellent « natural killers » (NK) sont les meilleurs agents d'une immunité participant de façon non spécifique à la défense de l'organisme, en particulier au cours des infections virales. Leur faible activité chez les personnes fragiles ou âgées les rend beaucoup plus vulnérables. Aussi, le fait de remonter le niveau des défenses naturelles en stimulant ces lymphocytes représente-t-il un avantage certain. Ce qui n'empêche cependant pas la contamination, mais augmente les chances d'être moins touché par la grippe.

 

Une équipe de chercheurs a découvert assez récemment le rôle activateur d'une banale molécule, le trans-bêta-caryo­phyllène, ainsi baptisée car trouvée la première fois dans le clou de girofle, Caryophyllus aromaticus L. C'est ce composé qui rend aussi précieux les extraits aromatiques de bourgeons de cassis, Ribes nigrum, bien connu. On peut y ajouter des extraits lipophiles de grains de poivre, et donc sans substance piquante, tout aussi intéressants.

 

Une autre façon complémentaire de renforcer les défenses immunitaires générales au tout début d'une épidémie passe par l'activation des cellules macrophages, dont un des rôles majeurs est d'éliminer les cellules infectées par les virus.

 

L'activité des macrophages peut être stimulée par plusieurs catégories d'actifs végétaux, en particulier par les bêta-glucanes. Ces composés sont les constituants de certaines fibres alimentaires, présentes en particulier dans les levures et les champignons, telle que la banale levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae ssp. boulardii), le pachyme, ou Poria cocos (Wolfiporia extensa), ou encore le pleurote (Pleurotus ostreatus). À côté des bêta-glucanes, citons également les polysaccharides de l'échinacée, Echinacea angustifolia, et la laminarine, fibre alimentaire extraite de l'algue laminaire Laminaria digitata. Pour l'échinacée, voir les précautions déjà indiquées par ailleurs.

 Il est impossible enfin de ne pas mentionner l'encens, Boswellia carterii, dont l'usage, à juste titre, a traversé les siècles et les continents. Même si les détails de leur mode d'action restent à préciser, les extraits aromatiques de cette oléorésine sont assurément des plus bénéfiques. Par ailleurs, il est recommandé d'assurer quotidiennement son content de vitamine C végétale (acérola) et de magnésium naturel. On a déjà vu pour l'origan, le thé vert et la cannelle.

 Malgré ces précautions, la contamination reste possible. Dans ce cas, quels sont les moyens d'action ? Bien sûr, il y a le Tamiflu, dont on nous rebat les oreilles, produit d'hémisynthèse issu d'une plante, l'anis étoilé, aussi appelé badiane de Chine, Illicium verum. Mais on constate d'ores et déjà certains terrains de résistance tandis qu'une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal souligne les effets néfastes du médicament lorsqu'il est administré à des enfants.

 Mieux vaut donc se tourner vers d'autres solutions : celles offertes par le monde végétal sont suffisamment documentées pour être utilisées. En premier lieu, les baies de sureau noir, Sambucus nigra, en dehors des savoureuses confitures que l'on peut en faire, s'utilisent sous forme d'extraits riches en pigments, des flavonosides et des anthocyanosides, très actifs contre les virus A et B.

 D'autres disent qu'il faut tapisser les muqueuses respiratoires hautes, celles du rhino-pharynx, avec des substances aromatiques visant à enrayer la propagation du virus. L'inhalation d'huiles essentielles et de vapeur d'eau chaude, à l'aide d'un inhalateur classique, est une des méthodes les plus simples et les plus efficaces. Parmi les huiles essentielles apportant un bienfait immédiat et reconnues pour leur activité antigrippale, citons celle de pin sylvestre, Pinus sylvestris ssp. sylvestris, utilisable à tout âge, et celle de lavande aspic, Lavandula latifolia, dont l'usage est déconseillé chez les jeunes de moins de 6 ans.

 La voie cutanée peut être également utilisée, car le temps nécessaire pour que les molécules aromatiques arrivent au niveau des voies respiratoires est très court (de 20 à 60 minutes). Aux huiles essentielles contenant de l'eucalyptol, comme celles d'Eucalyptus radiata ssp. radiata et de niaouli, Melaleuca quinquinervia chémotype 1,8-cinéole, qui sont déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, il est préférable d'opter pour une huile essentielle d'Homalomena aromatica riche en linalol, virucide et très bien tolérée par la peau et l'organisme (le pourcentage incorporé dans une huile de massage pour le thorax ne doit pas excéder 3 %). Pour un massage de la plante des pieds, le pourcentage peut être plus élevé, de l'ordre de 5 %, y compris avec des huiles essentielles contenant de l'eugénol, extrêmement virucide. L'huile végétale la plus recommandée pour la préparation est celle de bancoulier (Aleurites moluccana), à pénétration rapide elle laisse la peau non grasse. Utiliser aussi dans votre crème hydratante habituelle, à diffuser dans toute la résidence. Faites aussi des fumigations.

Faire des cures alternées de compléments alimentaires à base de baies de sureau noir, de baies d'acérola, de bourgeons de cassis, de bêta-glucanes... Certains conseillent les champignons chinois : maîtaké et shiitake... une petite cure de trois mois en gélules ce n'est pas à dédaigner.

 Relever plusieurs symptômes, d'ailleurs non spécifiques, survenant dans un contexte d'épidémie automnale ou hivernale, à savoir principalement : des frissons initiaux, une fièvre élevée en plateau durant 24 à 48 heures, des céphalées fronto-orbiculaires avec photophobie et hyperhémie conjonctivale, de l'asthénie avec prostration et surtout des douleurs musculaires, ou myalgies, et des courbatures ; s'y associent une sécheresse des muqueuses nasopharyngées, ainsi qu'une toux sèche, suivies d'un écoulement nasal muqueux, ou rhinorrhée.

Etre à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à consulter si la fièvre se renforce. Prendre plusieurs compléments alimentaires différents, du type baies de sureau, acérola, etc., cités précédemment. En cas de grande fatigue, compter sur le ginseng panax meyer. Pratiquer 2 ou 3 fois par jour une inhalation de vapeur d'eau aromatisée à l'aide de quelques gouttes d'huile essentielle de pin sylvestre ou d'une spécialité pour cet usage.

Pratiquer 2 ou 3 fois par jour un massage du corps à l'aide d'un mélange comme décrit ci-dessus. 

 Ces informations nécessitent d'être adaptées chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, les massages ne devront en aucun cas être pratiqués avec des huiles essentielles contenant du camphre, de l'eucalyptol ou du menthol.

 

05.11.2009

Grippe: Vaccination et panique à bord

Un groupe de spécialistes lance un appel planétaire pour que l’on fasse au mieux la lumière sur la réalité des effets secondaires des vaccins anti-pandémiques

Avec cette première pandémie grippale du XXIème siècle nous voguons décidément collectivement vers des horizons bien incertains. Avec, au centre d’une boussole perdant le nord, les questions en cascades soulevées par la vaccination. Cela vaut pour la France comme nous venons, une nouvelle fois, de l’observer ces derniers jours au travers des embarras croissants de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé perdant progressivement pied pour justifier sa politique du « tout vaccinal » ; ou plus précisément –et c’est bien là que blesse le bât – du « tout vaccinal proposé ».

 

Mais changeons un instant de jumelles et l’on découvre bien vite que des problématiques voisines émergent ici ou là tant dans la communauté internationale des « experts » (en virologie, immunologie, épidémiologie, veille sanitaire, santé publique, économie, calculs bénéfices-risques, éthique etc.) que dans celle, souvent plus ou moins consanguine,  des responsables sanitaires politiques. C’est, d’une certaine manière, l’objet d’un vibrant et assez étonnant appel que vient de diffuser sur son site la célèbre revue médicale britannique The Lancet (pdf gratuit en ligne, en anglais).

 

Résumons ici au plus serré le propos. Une pandémie émerge et, par définition, se propage (et s’installe dans le temps) à des rythmes variables dans les deux hémisphères. Des vaccins sont élaborés dans l’urgence ; ils sont acquis, dans des conditions plus ou moins transparentes, par les pays les plus riches de la planète. Ces derniers expliquent, air connu, qu’ils aideront les plus pauvres à ne pas être totalement démunis lorsque la bise pandémique sera venue. Dans tous les cas de figure on proposera cette vaccination à de très larges fractions de la population le plus souvent des hommes et des femmes jeunes, très jeunes ou, plus tard, plus âgés. Le scénario n’est pas sans reproduire celui que la France a connu avec la vaccination contre l’hépatite virale de type B sur laquelle il faudra bien, un jour, revenir pour, entre panique et déni, dire la réalité.

 

The Lancet, donc, sur le site duquel un groupe de chercheurs et d’institutions sanitaires tente de prévenir les possibles (et redoutables) erreurs d’interprétations qui pourraient, demain, résulter des campagnes vaccinales massives anti-pandémiques. Ils tentent en quelque sorte de déminer un terrain qu’ils savent –que nous savons – miné. Mais laissons-donc ici pleinement la parole à l’expert, au pédagogue, au citoyen.

 

Jean-Yves Nau

 

Sauvera-t-on le soldat Ryan ?

Comme Jean-Yves Nau le suggère cette vaccination de masse entreprise au niveau mondial pourrait-elle se solder par une suspicion généralisée vis-à-vis du vaccin ? Et ce en raison d’effets secondaires vaccinaux plus ou moins hypothétiques, en tout cas difficiles à interpréter, comme nous en avons eu l’expérience douloureuse en France avec la campagne d’incitation à la vaccination généralisée contre l’hépatite B ? Cet appel des chercheurs dans le Lancet est à la fois louable et bien sûr utopique.

 

On peut bien évidemment le qualifier de« scientiste », au sens propre du terme (et surtout pas sectaire). Il voudrait répondre par la science (la raison et les faits) à ce que nous voyons depuis quelques semaines déferler sur la blogosphère. Des vagues irrationnelles (je présente d’emblée mes excuses à ceux que je sais irriter en écrivant cela ; mais n’est-ce pas aux scientifiques de le dénoncer ?) concernant le risque vaccinal, les adjuvants, les squalènes et autres mythes présentés comme terrifiants. J’use du terme  « irrationnel », sans mépris ni manque de respect,  mais parce que les seuls faits scientifiques et les seules données épidémiologiques avancés ne parviennent pas à contrer un argumentaire construit pour l’essentiel sur des convictions inébranlables.

 

Après la description d’une épidémie de syndrome de Guillain et Barré (j’écris bien « consécutive » et non pas « due à ») consécutive à l’administration d’un vaccin contre la grippe en 1976 aux USA, il y a eu autant d’articles dans la presse scientifique, pour évoquer un lien probable avec la vaccination que d’articles de même qualité pour réfuter un tel lien. Après la suspicion de la survenue de cas de sclérose en plaque après la vaccination contre l’hépatite B en France, la situation est également demeurée inextricable, le lien causal indémêlable.

 

J’ai personnellement revu en détail l’ensemble de cette littérature. Ce sont deux études de cas que j’ai enseignées largement à la Faculté ces dernières années. On est à chaque fois successivement troublés, convaincus, par les arguments des uns, puis… par les arguments des autres. Ainsi, la survenue d’un syndrome de Guillain et Barré 13 jours après une injection vaccinale, en étant en pleine santé préalablement pose question à toute personne concernée, à tout médecin aussi. Le fait qu’il n’y ait aucune augmentation de ces cas de Guillain et Barré durant la période où l’on vaccine massivement contre la grippe saisonnière (entre septembre et novembre) trouble profondément l’épidémiologiste (voir un billet récent à ce sujet). Le débat est ensuite éventuellement pollué par les conflits d’intérêts de ceux qui mènent ces recherches ou s’expriment à leur sujet.

 

De tels  conflits surviennent dans tous les domaines scientifiques. Ils ne sont nullement réservés aux liens avec le secteur industriel pharmaceutique. Pour autant restons un instant sur ces liens. Les experts ne relèvent pas « du domaine public » exclusif. Ils peuvent aussi être appelés à donner leurs conseils aux industriels, dans le cadre de conventions réglementées. Il faut bien des experts pour mener les essais cliniques et pour développer de nouveaux médicaments. Dès lors qu’il a collaboré avec le privé, l’expert serait-il ipso facto « démonétisé » ? Ce qu’il dit devient-il nul et non avenu ? Nécessairement tendancieux ?  En toute bonne foi, le raisonnement y compris scientifique est toujours influencé par l’expérience. Et même si cette expérience peut être utile à l’expertise, il est important de savoir quels sont ces conflits d’intérêts potentiels et quelle est leur nature.

 

On a étendu la notion de conflits d’intérêt à la vie privée des experts, à leurs liens familiaux et matrimoniaux officiels. Rien à redire. On ne demande pas (encore) ce qu’il en est des liens informels, mais qui sait un jour et pourquoi pas ? Jusqu’où pousser la suspicion de conflits d’intérêts ? Ce sont des questions débattues dans le monde de la recherche et il est normal de les poser sans tabou. Les agences publiques, en France, l’Afssaps, l’Afssa, l’Afsset, l’InVS et la Haute Autorité de Santé (il en va de même dans toute l’Europe ou aux USA) demandent ces déclarations de conflits d’intérêts potentiels avant de solliciter on non l’expertise des enseignants-chercheurs qui publient dans le domaine. Les revues médicales et scientifiques font de même avant d’autoriser toute publication, et les liens déclarés figurent alors sur les publications. Ces déclarations ne gomment pas l’influence qu’ont ces liens sur l’expertise, mais permettent – on l’espère – de mieux la tempérer, l’interpréter, la moduler éventuellement.

 

Revenons à notre sujet. Malgré tous ces efforts vers la clarté, il semble illusoire de penser que seuls les arguments scientifiques viendront contrecarrer les attaques qui surgiront contre le vaccin du fait de la suspicion d’effets indésirables. Les épidémiologistes feront ce qu’ils pourront. Des débats contradictoires au sein même de leur communauté les agiteront, et ajouteront peut-être à la confusion, voire à la suspicion comme l’ont montré les récents débats évoqués ci-dessus. Et une fois de plus il pourrait en résulter que … l’on ne pourra pas conclure définitivement sur le lien de causalité entre tel effet rare et la vaccination.

 

Il s’agira bien entendu d’effets dont on ne saura ni la cause, ni le mécanisme de survenue, ni la physiopathologie ni l’évolution, comme le syndrome de Guillain et Barré, la sclérose en plaques, ou l’autisme. De ce débat inextricable, qu’en sortira-t-il ? Une suspicion accrue vis-à-vis des vaccins pour ceux – nombreux aujourd’hui – qui n’avaient pas confiance au départ ?  Un doute émergeant chez ceux qui n’avaient pas d’idées préconçues sur le sujet. Et peut-être même une « contamination » de l’ensemble de la société sur les autres stratégies vaccinales ? De cela, une large majorité de la communauté médicale est consciente. Il en va de même des producteurs de vaccins aussi.

 

Avait-t-on raisonnablement d’autre choix ?  Ce n’est pas la fleur au fusil que l’on aborde ces questions, qui sont et seront difficiles à traiter. Derrière l’appel de nos collègues dans le Lancet, il faut me semble-t-il percevoir l’expression de la conscience aiguisée qu’il faut « sauver le soldat Ryan », sauver le soldat vaccinal qui à l’aube de ce vingt-et-unième siècle pourrait rapidement rendre l’âme face aux résurgences récurrentes des craintes ancestrales nées des avancées du progrès de la science et de la raison. Cela posé, nous avons la chance, infinie, d’en découdre sur les prés démocratiques et citoyens.

 

Antoine Flahault

le PDF du LANCET

http://press.thelancet.com/bradverse.pdf

04.11.2009

Dans le monde :

6'790 (8'886) morts

Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.

Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.

Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.

Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.

Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.

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