01.12.2009

Recommandation OMS

L’OMS propose des recommandations clés de planification pour les organisateurs de rassemblements de masse dans le contexte de la grippe H1N1. Les rassemblements peuvent avoir de graves conséquences en matière de santé publique, en période de pandémie, s’ils ne sont pas préparés avec soin, rappelle l’OMS.

 

Les infections respiratoires, y compris la grippe, ont souvent été associées dans la littérature scientifique aux rassemblements car ces infections peuvent être transmises pendant l’événement, pendant le transit vers et de l'événement puis dans les communautés d'origine des participants à leur retour.

Ce document émane du groupe consultatif de l’OMS sur les rassemblements de masse. Il est basé, précise l’OMS, sur les informations disponibles à ce jour et pourra être révisé. 

 

Les données de base prises en compte pour établir ces recommandations sont donc

-Les jeunes (5 à 49 ans) sont plus touchés que les plus âgés (> 65 ans), par le virus A/H1N1,

-le mode de transmission inter-humaine semble être comparable à celui de grippe saisonnière par «gouttelettes respiratoires »,

-la période d'incubation (temps entre l'infection et l'apparition des symptômes) est estimée à 2-3 jours, mais peut aller jusqu'à 7 jours,

-les taux d'attaque secondaire du syndrome grippal dans les ménages et les autres milieux fermés varient généralement entre 7% et 13%,

-la plupart des personnes touchées éprouvent un syndrome grippal simple, avec récupération complète en une semaine,

même sans traitement médical.

-les symptômes les plus fréquemment observés sont la toux, la fièvre, les maux de gorge, des douleurs musculaires, des malaises et des céphalées et parfois des symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements et / ou diarrhée),

-le développement de complications est le fait d’une petite minorité,

-les femmes enceintes ont un risque de 4 à 5 fois plus élevé de développer des complications,

-certains groupes minoritaires semblent être plus à risque de complications, sans en connaître les raisons précises,

-de 1% à 10% des personnes atteintes de maladies cliniques nécessitent une hospitalisation,

-les enfants âgés de 5 ans et moins présentent des taux d'hospitalisation au moins deux à trois fois plus élevé

que les autres groupes d'âge,

-10% à 30% des patients hospitalisés nécessitent le recours aux soins intensifs,

-un traitement précoce antiviral réduit la gravité de la maladie et améliore le taux de survie.

4 réflexions, avant d’organiser et de décider :

Évaluer les risques locaux : La décision de procéder à un rassemblement de masse ou de restreindre, modifier, reporter ou annuler la manifestation doit être fondée sur une évaluation approfondie des risques. Les organisateurs d'événements doivent donc se rapprocher des autorités sanitaires au niveau local et national.

 

Prendre en compte la durée du rassemblement : Dans le cas où elle est supérieure à la période d'incubation alors des cas peuvent se produire pendant le rassemblement. Si la durée de l'événement est plus courte, la plupart des cas se révèleront après l'événement au retour des participants dans leur communauté.

Prendre en compte l’âge des participants, sachant que les groupes d'âge les plus jeunes semblent être plus touchés…

 

Prendre en compte les capacités de soins de santé sur place.

6 mesures à prendre dans l’organisation :

- surveiller l’évolution de l’épidémie,

-réduire la propagation du virus (mesures d’hygiène et de prévention classiques, y compris pour les soignants),

-gérer en fonction de la gravité et traiter les personnes malades en les isolant au minimum 7 jours après l’apparition des symptômes,

-diffuser des messages de santé publique pertinents,

-réduire « l’encombrement » ou le contact entre les gens – lorsque cela est possible-

-être capable de diagnostiquer rapidement (tests rapides). 

30.11.2009

Dernier bilan en France

Grippe A: huit nouveaux décès dans le week-end, selon Roselyne Bachelot

il y a 38 min

 

Huit nouveaux décès liés à l'épidémie de grippe A/H1N1 ont été enregistrés au cours du week-end, a annoncé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Il s'agit d'une épidémie qui "peut avoir des formes majoritairement peu sévères mais qui montre des formes sévères, en particulier chez des jeunes enfants", a-t-elle rappelé sur RMC-Info.

 

"Nous avons encore enregistré huit décès pratiquement dans le week-end, avec des personnes qui pour la plupart n'avaient ni facteur de risque, ni problème particulier", a ajouté Mme Bachelot, insistant sur la nécessité de se faire vacciner.

 

La ministre de la Santé, qui devait rencontrer le président Nicolas Sarkozy dans la matinée, a jugé "possible" que la France passe au niveau six du plan de pandémie grippale, rappelant que cette phase avait été "imaginée au moment de la grippe aviaire". "Il y a des outils dans le niveau six qui peuvent d'ores et déjà être utilisés, par exemple l'interdiction des rassemblements". "Mais ça ne veut pas dire qu'on utilisera forcément" tous ces "outils".

 

Interrogée sur une éventuelle participation des médecins généralistes à la campagne de vaccination, elle a redit qu'elle ne le souhaitait pas. "Je veux préserver la capacité des médecins généralistes à prendre en charge les malades grippés".

 

Roselyne Bachelot a fait savoir que les 800.000 vaccins en doses unitaires dont dispose la France sont destinés en priorité aux sans-abri. "Je donne ces doses unitaires aux équipes de maraudes qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous", a-t-elle précisé. AP