30.11.2009
Dernier bilan en France
Grippe A: huit nouveaux décès dans le week-end, selon Roselyne Bachelot
il y a 38 min
Huit nouveaux décès liés à l'épidémie de grippe A/H1N1 ont été enregistrés au cours du week-end, a annoncé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Il s'agit d'une épidémie qui "peut avoir des formes majoritairement peu sévères mais qui montre des formes sévères, en particulier chez des jeunes enfants", a-t-elle rappelé sur RMC-Info.
"Nous avons encore enregistré huit décès pratiquement dans le week-end, avec des personnes qui pour la plupart n'avaient ni facteur de risque, ni problème particulier", a ajouté Mme Bachelot, insistant sur la nécessité de se faire vacciner.
La ministre de la Santé, qui devait rencontrer le président Nicolas Sarkozy dans la matinée, a jugé "possible" que la France passe au niveau six du plan de pandémie grippale, rappelant que cette phase avait été "imaginée au moment de la grippe aviaire". "Il y a des outils dans le niveau six qui peuvent d'ores et déjà être utilisés, par exemple l'interdiction des rassemblements". "Mais ça ne veut pas dire qu'on utilisera forcément" tous ces "outils".
Interrogée sur une éventuelle participation des médecins généralistes à la campagne de vaccination, elle a redit qu'elle ne le souhaitait pas. "Je veux préserver la capacité des médecins généralistes à prendre en charge les malades grippés".
Roselyne Bachelot a fait savoir que les 800.000 vaccins en doses unitaires dont dispose la France sont destinés en priorité aux sans-abri. "Je donne ces doses unitaires aux équipes de maraudes qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous", a-t-elle précisé. AP
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La maltraitance a des effets biologiques à long terme
Il existe une étude démontrant qu'il y a un lien entre la maltraitance des enfants et des modifications épigénétiques de certains gènes. Il y a quelques jours, une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Neuroscience a montré que même un stress relativement léger chez des souris, sous la forme d'une séparation d'avec la mère pendant trois heures par jour sur les dix premiers jours, avait des conséquences tout au long de la vie des souris en question. Elles étaient plus sensibles à de nouvelles situations de stress et avaient une moins bonne mémoire.
Les chercheurs de l'Institut Max Planck de Psychiatrie de Munich ont pu démontrer que cela est dû à des modifications épigénétiques lors du premier stress qui altèrent de façon permanente l'expression de la vasopressine, une hormone du stress. Une hypométhylation d'une zone régulatrice importante contrôlant l'expression de ce gène induit une surexpression de la vasopressine, générant une hypersensibilité au stress. L'administration d'une molécule bloquant l'action de la vasopressine permet de supprimer cette réponse excessive. Il y a donc un lien direct entre un stress précoce, même bénin, et la capacité de ces souris à résister à des situations sortant de l'ordinaire.
Il est tout à fait possible qu'un mécanisme similaire soit découvert chez l'homme. En tout état de cause, cela renforce l'idée que la maltraitance subie par un enfant peut l'influencer de façon durable, et on connaît aujourd'hui au moins un mécanisme biologique responsable de ce processus au travers de modifications épigénétiques.
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28.11.2009
Question
pour les enfants de moins de 9 ans: l'immunité se fait:
21 jours entre la première injection et la seconde + 30 jours après la seconde= 51 jours.
Conclusion: les gamins de moins de neuf ans vaccinés aujourd'hui ne seront protégés qu'au bout de deux mois.
Je ne pense pas que tous les parents en soient conscients. Instinctivement ils peuvent penser leur enfant protégé dès la première injection. Je crois que ces gens sont carrément mal(dés)informés par omission.
La question du maintien ou non des gamins à l'école semble donc, dans l'immédiat, une option à examiner en cas d'extension supplémentaire de la pandémie. Ce qui semble bien se confirmer, surtout chez les enfants?
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27.11.2009
Maltraitance infantile
et dépression chez l'adolescent et le jeune adulte.
Dans cette étude, un échantillon d'adolescents représentatif de la population des États-Unis afin d'étudier l'association entre maltraitance infantile (abus physiques et sexuels) et dépression à l'adolescence et au début de la vie adulte.
Les études montrent que la maltraitance dans l'enfance constitue l'un des principaux facteurs prédictifs de dépression. L'un des mécanismes alternatifs expliquant la relation entre maltraitance infantile et dépression chez l'adolescent et le jeune adulte est l'existence d'un milieu familial ou communautaire défavorisé (ou autres facteurs) qui a une incidence sur ces deux paramètres. A l'aide des données issues de la version courte de l'étude National Longitudinal Study of Adolescent Health (Add Health) menée aux États-Unis, cet article met en lumière plusieurs résultats au sujet de la relation entre maltraitance et dépression et des différences liées au sexe observées en matière de dépression. En premier lieu, on constate que très peu d'éléments montrent que l'ajustement sur des facteurs environnementaux communs relatifs à l'école ou au voisinage permet d'expliquer la relation entre maltraitance et dépression. Cela montre de plus que l'ajustement sur des facteurs familiaux communs réduit le potentiel prédictif de la maltraitance sur la survenue d'une dépression.
Les résultats exposés dans cet article corroborent dans l'ensemble les résultats des études antérieures montrant que le lien entre maltraitance infantile et dépression est plus significatif chez les femmes, même à l'intérieur de familles. Pour finir, les résultats de cette étude suggèrent que les effets de la maltraitance infantile sur la dépression peuvent augmenter avec l'âge.
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26.11.2009
Alors, avec ou sans?
Pr MONTASTRUC: " LA PEUR DES ADJUVANTS N'EST PAS JUSTIFIÉE "
Le professeur Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie du CHU de Toulouse, a été chargé par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de surveiller à l'échelle nationale les effets indésirables du vaccin. Il a accepté de répondre aux questions du Figaro.
LE FIGARO. - Comment sont surveillées les réactions au vaccin contre la grippe H1N1?
Jean-Louis MONTASTRUC. - Ce vaccin fait l'objet d'une double surveillance. D'abord, les médecins doivent signaler tous les effets secondaires indésirables graves, notamment les hospitalisations. De même pour les effets inconnus qui seraient liés à l'injection. Il existe 31 centres régionaux de pharmacovigilance qui recensent ces effets secondaires que notre équipe à Toulouse est désormais chargée de centraliser. Par ailleurs, pour la première fois, il est possible pour les médecins, et même pour les patients, de faire les déclarations d'effets indésirables directement sur le site Internet de l'Afssaps. Enfin, nous avons lancé plusieurs enquêtes de pharmaco-épidémiologie, notamment une en collaboration avec plusieurs services de neurologie et de réanimation pour évaluer le risque éventuel de syndrome de Guillain-Barré associé au vaccin. Pour l'instant, nous n'avons aucune certitude sur l'existence d'un lien entre ce syndrome et le vaccin. Dans l'hypothèse où il existerait, le risque serait de un cas par million de personnes vaccinées...
Quels sont les premiers résultats de cette surveillance ?
Pour un peu plus de 300 000 personnes vaccinées, nous avons recensé, au total, 15 réactions allergiques de faible gravité. Plus un patient atteint d'un œdème de Quincke, qui a dû être hospitalisé, et un autre souffrant d'un bronchospasme (réaction de type asthmatiforme). Il y a eu aussi deux cas de troubles neurologiques (avec perturbation de la sensibilité) sans que le lien avec le vaccin soit confirmé. Les seules contre-indications sont l'allergie à l'œuf, puisque le vaccin est fabriqué avec du virus cultivé sur œufs embryonnés.
Est-ce que les effets secondaires sont différents de ceux du vaccin saisonnier ?
Les réactions sont les mêmes que celles observées avec le vaccin saisonnier, avec des douleurs et rougeurs au niveau du site d'injection. La douleur dure seulement un peu plus longtemps qu'avec le vaccin saisonnier. Mais les vaccins sont parmi les médicaments qui ont le meilleur rapport bénéfice/risque. Actuellement, le vaccin anti-H1N1 protège contre une complication de la grippe rare et grave qui est le syndrome de détresse respiratoire aigu. Les réanimateurs disent aujourd'hui leur inquiétude devant l'augmentation du nombre de jeunes enfants qui en sont atteints.
Beaucoup de personnes s'inquiètent du risque des adjuvants...
Les vaccins contre le H1N1 sur le marché sont tous plus ou moins équivalents, en terme d'efficacité et d'effets secondaires. La peur des adjuvants n'est pas justifiée. Il n'y a jamais eu plus d'alerte avec les vaccins avec adjuvant par rapport à ceux n'en contenant pas.
Source: http://www.lefigaro.fr/sante/2009/11...justifiee-.php
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25.11.2009
La grippe A entraîne des infections
secondaires graves aux USA
Par Reuters, WASHINGTON -
Certains malades de la grippe A(H1N1) développent de graves infections secondaires, en particulier de jeunes adultes qui n'y sont normalement pas vulnérables, avertit le Dr Anne Schuchat, du Centre américain pour le Contrôle et la Prévention des maladies. (Reuters/Jessica Rinaldi)
Ce scenario est typique de pandémies telles que la grippe H1N1, mais il montre la nécessité pour les patients et les médecins de surveiller les infections et de les traiter rapidement, a-t-elle souligné lors d'un point de presse.
"Nous assistons dans le pays à une augmentation des infections graves à pneumocoque. Il s'agit du type grave de maladie à pneumocoque lorsque la bactérie envahit le sang et d'autres zones internes".
Ces infections appelées secondaires peuvent intervenir après une infection due à un virus tel que celui de la grippe et les personnes succombant à la grippe en ont souvent été victimes.
A Denver, on a recensé en octobre 58 cas de pneumonie grave à streptocoque, contre une vingtaine habituellement à cette période, a dit le Dr Schuchat. Et alors que ces infections affectent normalement les personnes de plus de 65 ans, il s'agissait presque toujours de patients de moins de 60 ans.
Les infections à streptocoque peuvent être traitées avec des antibiotiques et les symptômes sont souvent clairs, a poursuivi le Dr Schuchat.
"Avoir une fièvre élevée et de la toux et se sentir mal, et ensuite se sentir mieux avant que cela s'aggrave brusquement, c'est un signe d'alerte sérieux", a-t-elle dit.
Elle a précisé que mercredi, 61,2 millions de doses de vaccins contre le virus H1N1 avaient été utilisées ou étaient disponibles, alors que le gouvernement américain veut pouvoir vacciner 160 millions de personnes prioritaires.
Le suivi a montré jusqu'ici que le vaccin H1N1 était aussi sûr que celui de la grippe saisonnière.
Dix cas de Syndrome Guillain Barré, une affection neurologique rare, ont été recensés chez des personnes vaccinées, mais cette proportion n'est pas supérieure à celle relevée chez des personnes non vaccinées, a noté le Dr Schuchat.
Le CCP estime que la grippe H1N1 a infecté au moins 22 millions d'Américains et en a tué 3.900. L'Organisation mondiale de la Santé a indiqué que la pandémie se déplaçait d'ouest en est et qu'elle semblait avoir atteint son point culminant aux Etats-Unis et dans les régions occidentales d'Europe.
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24.11.2009
Pour les pédiatres
la vaccination se justifie avant tout pour éviter les formes graves et les décès.
Alors que la campagne de vaccination va commencer officiellement cette semaine dans les collèges et les lycées, beaucoup de parents sont assaillis de doutes. Face aux données contradictoires qui circulent sur le virus et les vaccins, doivent-ils prendre la responsabilité de faire vacciner leur famille ? Réponses aux principales questions concrètes.
Pourquoi faire vacciner ses enfants ?
Comme pour les virus de la grippe saisonnière, les enfants sont une cible privilégiée du virus H1N1. «Cette grippe devrait toucher entre 10 et 25 % de la population. Mais il faut savoir que les jeunes sont les plus exposés, ils passent de longues heures ensemble dans des salles de classe, ce qui constitue un mode de contamination très efficace, explique le Pr Patrick Berche, microbiologiste à l'hôpital Necker (Paris). Selon lui, il n'est pas évident à ce jour que cette grippe soit plus grave que les grippes saisonnières précédentes. Mais comme la population est «vierge » ou presque de toute immunité, le nombre de cas d'hospitalisation, y compris chez les jeunes, sera plus élevé.
«Les enfants sont très infectés par le virus H1N1, confirme le Pr Catherine Weil-Olivier, pédiatre et spécialiste de la grippe. La plupart font une grippe bénigne, mais il existe des formes graves, avec insuffisance respiratoire aiguë, dont 30 % surviennent en l'absence de facteur de risque. » Actuellement, précise-t-elle, les hospitalisations pour grippe A (H1N1) sont nettement plus fréquentes chez les moins de 4 ans que dans les autres classes d'âge. Et le taux d'incidence de séjour en réanimation des nourrissons de moins de 1 an est le plus élevé en comparaison des autres tranches d'âge. Pour les pédiatres, c'est avant tout la survenue des cas sévères, potentiellement mortels, même en l'absence de facteurs de risque sous-jacents, qui justifie la vaccination des très jeunes.
«Le raisonnement est le même que pour les vaccins contre les méningites à pneumocoque et à Haemophilus, insiste le Pr Alain Chantepie, président de la Société française de pédiatrie. Aujourd'hui, la majorité des nourrissons reçoivent ces deux vaccins, ce qui permet d'éviter plusieurs centaines de morts par an. Je ne comprends pas pourquoi le vaccin contre la grippe pandémique ne serait pas aussi bien accepté. » Selon le dernier bilan de l'Institut de veille sanitaire, 16 nourrissons de moins de 1 an ont été hospitalisés en France pour une forme sévère de grippe A (H1N1) depuis le début de l'épidémie, et 32 enfants de 1 à 15 ans. Ces deux tranches d'âge représentent respectivement 7 % et 13 % des cas graves.
Quels sont les risques du vaccin pandémique ?
Selon les spécialistes, ils sont potentiellement les mêmes chez l'enfant que chez l'adulte. En pratique, «le risque d'effets secondaires des vaccins pandémiques est bien inférieur à celui de souffrir d'une grippe grave», assure le Pr Chantepie.
«Toutes les données recueillies jusqu'ici indiquent que les vaccins contre la grippe pandémique présentent un excellent profil d'innocuité, analogue à celui des vaccins contre la grippe saisonnière», conclut un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) du 19 novembre. Parmi les 65 millions de personnes déjà vaccinées dans le monde, moins de dix cas suspects de syndrome de Guillain-Barré ont été signalés. Les effets indésirables les plus fréquents sont locaux : douleur, rougeur... Fièvre, maux de tête et fatigue sont aussi déclarés, qui disparaissent en 48 heures.
Qui sont les enfants prioritaires ?
Comme chez l'adulte, les plus fragiles sont en tête de liste. Il s'agit surtout des nourrissons et enfants souffrant d'une maladie respiratoire chronique (asthme nécessitant un traitement quotidien, mucoviscidose, séquelles de prématurité...) ; d'un déficit immunitaire ou d'une autre pathologie sévère (malformation cardiaque, par exemple). Les bébés de moins de 6 mois sont considérés comme prioritaires, mais ils ne peuvent être vaccinés. Leur protection passe donc par une stratégie de cocooning, consistant à vacciner leurs parents et entourage proche.
En pratique ?
Les centres de vaccination sont en train de s'ouvrir aux nourrissons de 6 à 23 mois, qui, comme les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre devraient bénéficier d'un vaccin sans adjuvant. Certaines PMI pourront aussi vacciner les jeunes enfants. Les 5 millions d'élèves des collèges et lycées pourront dans les jours à venir se faire vacciner dans leurs établissements, sous réserve d'une autorisation parentale écrite. Les parents doivent aussi préremplir un questionnaire. Pour les écoliers de maternelle et de primaire, la campagne commencera début décembre. Ces enfants se rendront dans les centres de vaccination avec leurs parents qui répondront en direct au questionnaire médical.
Les fermetures d'école sont-elles utiles ?
Lundi, 264 établissements scolaires étaient fermés en France pour cause de cas de grippe ainsi que 364 classes, sur un total de 55 000 écoles et 11 000 collèges et lycées. Les préfets peuvent fermer une classe, voire un établissement, pour six jours à partir de trois cas apparus dans la même semaine dans une même classe, ou dans des classes ayant des activités partagées, comme la cantine. Tout comme les vacances scolaires, la fermeture des écoles est un moyen efficace de ralentir la progression du virus dans la population. Mais il est sans doute moins définitif que la vaccination.
Communiqués de la Société Française de Pédiatrie ici
http://www.sfpediatrie.com/fr/actualites-societe-francais...
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23.11.2009
Pandémie grippale et anesthésie-réanimation en pédiatrie
http://www.sfar.org/t/spip.php?article467
http://www.sfar.org/t/IMG/pdf/grippeA_pediatrie221109.pdf
Pr. Gilles Orliaguet, Anesthésie réanimation Paris Necker Enfants malades
Dr. Odile Launay, Médecine interne maladies infectieuses Paris Cochin
Nous sommes actuellement en France au début de la phase ascendante de l'épidémie de grippe A/H1N1v.
Le nombre de cas graves pris en charge en réanimation progresse, avec comme conséquence un nombre croissant de patients nécessitant la ventilation mécanique voire le recours à des techniques d'oxygénation extra-corporelle (ECMO).
Dans ce contexte, la vaccination contre la grippe A/H1N1v est un élément majeur de lutte contre la pandémie.
Que peuvent faire les anesthésistes réanimateurs pédiatriques pour participer à la lutte contre la pandémie ?
- Ils devraient commencer par se vacciner eux-mêmes et inciter les personnels travaillant avec eux à en faire autant, respectant en cela l'ordre de priorité nationale pour la vaccination H1N1. Cette attitude a le mérite, d'une part de protéger contre la grippe les anesthésistes-réanimateurs et les personnels soignants qui sont en contact avec des malades grippés, et d'autre part d'éviter qu'eux-mêmes ne deviennent la source d'infection pour les patients dont ils ont la charge. Ces derniers sont d'ailleurs volontiers porteurs de facteurs de risque les exposant plus que les autres à présenter une forme grave de grippe.
- Ils peuvent aussi, à l'occasion des consultations d'anesthésie, informer les patients et leur famille des risques de l'infection grippale et les inciter à faire vacciner les enfants qui vont être prochainement opérés.
- Ils peuvent également inciter leurs collègues, chirurgiens ou médecins pratiquant des actes interventionnels sous anesthésie, à informer eux-mêmes les parents et leurs enfants des risques associés à la pandémie grippale et les inciter à se faire vacciner pour les mêmes raisons.
Les patients devant être opérés ne figurent pas nécessairement parmi les personnes prioritaires vis-à-vis de la vaccination H1N1. En effet, en ce qui concerne les enfants, sont considérés par ordre de priorité :
- en priorité 1, les nourrissons âgés de 6 à 24 mois avec facteurs de risque (patients porteurs de maladie chronique respiratoire, rénale, cardiaque, métabolique ou immunologique, drépanocytose) ;
- en priorité 2, les enfants de 2 à 18 ans avec facteurs de risque ;
- en priorité 3, les nourrissons âgés de 6 à 24 mois sans facteur de risque
- en priorité 4, les enfants de 2 à 18 ans sans facteur de risque.
Cependant, la période péri-opératoire est considérée comme une phase de dépression immunitaire. Cette dépression immunitaire est d'autant plus marquée que la chirurgie est lourde [1] et que les patients reçoivent éventuellement des traitements immunosuppresseurs (ex : corticothérapie). Dans ce contexte, et en l'absence même de tout autre facteur de risque que la chirurgie, il pourrait être opportun d'inciter à la vaccination ces jeunes patients qui nous sont confiés. Cette incitation forte à la vaccination des jeunes patients chirurgicaux est renforcée par le risque de survenue de grippe nosocomiale. Ce risque n'est pas uniquement théorique puisque les premiers cas ont été décrits, dont au moins un à l'issue fatale. La vaccination sera proposée pour tous les enfants à partir du 25 novembre dans les centres de vaccinations. Pour les enfants au collège ou lycée, la vaccination pourra être réalisée au sein de l'établissement scolaire avec l'accord de leurs parents.
Existe-t-il des arguments contre la vaccination avant chirurgie ?
L'interaction entre vaccination, système immunitaire, anesthésie et chirurgie est mal connue. L'anesthésie générale et la chirurgie affectent le système immunitaire, avec une baisse de l'immunité cellulaire, alors que l'immunité humorale semble peu ou pas modifiée [2-6]. Plusieurs études in vivo et in vitro ont évalué l'impact de l'anesthésie générale et de la chirurgie sur le système immunitaire [4, 7]. Une tendance à une lymphopénie globale, caractérisée par une diminution transitoire du nombre absolu de lymphocytes T et B, succède à la chirurgie sous anesthésie générale chez l'enfant, alors que peu voire aucun effet n'est observé chez le nouveau-né [8, 9]. Quoiqu'il en soit, les populations lymphocytaires retrouvent leurs valeurs préopératoires après quelques heures à quelques jours [9, 10]. Les études examinant les réponses lympho-prolifératives après chirurgie et anesthésie retrouvent des résultats contradictoires chez l'enfant. La chirurgie [2, 11] et le stress psychologique [12, 13] affectent la réponse immunitaire et peuvent donc jouer un rôle important dans la modulation de l'immunité. En revanche, l'influence immuno-modulatrice propre de l'anesthésie est mineure et transitoire chez des patients sains [4-6, 14].
Quel est le délai à respecter entre vaccination et chirurgie ?
Il n'y a pas de réponse à cette question. L'essentiel des connaissances provient d'études sur la vaccination contre le pneumocoque à l'occasion d'une splénectomie. La plupart de ces études comparant l'influence du moment de la vaccination sur l'immunogénicité vaccinale ne rapportent aucune différence selon que la vaccination est réalisée avant, précocement après (J1 ou J7) ou tardivement après la splénectomie (J 14-28) [15-17]. Quelques études ont noté des réponses discrètement diminuées pendant la période postopératoire précoce, en terme de titre [18] ou de capacité fonctionnelle des anticorps produits [19]. Ceci n'a cependant pas été considéré comme une preuve suffisante pour recommander de retarder la vaccination et la plupart des patients sont donc vaccinés au moment ou précocement après splénectomie [20]. Le respect d'un délai minimal, entre vaccination et chirurgie réglée, parait judicieux pour éviter de confondre un effet secondaire lié à la vaccination et une complication chirurgicale. Ce délai peut être court, car les effets secondaires post-vaccination surviennent habituellement en 2-3 jours en cas de vaccins inertes, ce qui est le cas du vaccin contre la grippe H1N1 utilisé en France, alors qu'il doit être de 2-3 semaines en cas de vaccins vivants atténués. Si le maximum d'immunité est obtenu dans un délai de 10 à 21 jours suivant la vaccination contre la grippe H1N1, celle-ci se développe cependant progressivement rapidement après l'injection et permet donc d'obtenir une protection progressivement croissante.
Comme toujours en médecine, la décision de vacciner un enfant qui va être prochainement opéré repose sur une analyse du rapport bénéfice - risque. L'absence de vaccination expose au risque de grippe postopératoire, qu'elle soit nosocomiale ou non, favorisée par la baisse postopératoire transitaire de l'immunité, avec dans le meilleur des cas de simples difficultés de diagnostic différentiel face à une fièvre et dans les cas plus graves, la survenue d'un syndrome de détresse respiratoire aigu. La vaccination peut exposer à de rares complications, dont la survenue d'un syndrome de Guillain Barré. Cependant, le risque de Guillain Barré après vaccination est estimé à 1/1 000.000, alors que la grippe elle-même expose à un risque de Guillain Barré de 4 à 7 cas pour 100.000. L'analyse du rapport bénéfice risque doit également prendre en compte un éventuel facteur limitant de la protection vaccinale qui est le délai entre vaccination et chirurgie. Si ce dernier peut dépasser 3 jours, voire atteindre 7 jours, alors le rapport bénéfice - risque penchera en faveur de la vaccination des patients, ce qui ne devra pas nous affranchir de poursuivre nos efforts pour encourager la vaccination la plus large possible du personnel soignant.
Bibliographie
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2. Salo M. Effects of anaesthesia and surgery on the immune response. Acta Anaesthesiol Scand, 1992 ; 36 : 201-20.
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12. Segerstrom SC, Miller GE. Psychological stress and the human immune system : a meta-analytic study of 30 years of inquiry. Psychol Bull, 2004 ; 130 : 601-30.
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20. Shatz DV, Romero-Steiner S, Elie CM, et al. Antibody responses in postsplenectomy trauma patients receiving the 23-valent pneumococcal polysaccharide vaccine at 14 versus 28 days postoperatively. J Trauma, 2002 ; 53 : 1037-42.
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22.11.2009
Une maman d'enfant myopathe répond
Pierre Bergé: L'infâme fumier fumiste, ou le fumiste fumier
dont la perpétuelle amoralité relevait, comme tous ses con-génères de la psychanalyse, désormais, ce vieux crouton décati, à besoin du concours d'un psychiatre pour séniles.
C'est la démonstration que ces amoraux, qu'ils soient bourrés de fric ou pas, ne sont pas uniquement des pervertis de la sexualité mais seulement d'immondes jaloux pathologiques, incurables parce queue, par leurs insidieuses intrigues, ils ont réussit à faire accroire aux pipoles prozaqués et opiomanes qui se trémoussent dans la branchitude parigotte, qu'ils étaient des anges purs, délicieusement archangéliques et décalés, l'avenir de l'espèce humaine, qui une fois par an nous informe dans la gay parade qu'ils sont bien la triste incarnation d'une humanité déboussolée.
Ce vieux débris grincheux et jaloux; ce Picsou -non apprivoisable verrue de la gentry nationale- n'est rien d'autre qu'une vieille femme aigrie, ravagée de rides et de petitesse, qui a perdu sa jeunesse et ne peux se résoudre à claquer sans vomir sa haine d'anormal pathologique, donneuse de leçons peu ragoûtantes.
Je persiste et signe: la rédactrice du ce blog.
TELETHON le 4 et 5 décembre 2009
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20.11.2009
Convention internationale des droits de l'Enfant
Alors que l'on célèbre la Convention internationale des droits de l'Enfant, ces droits restent trop souvent bafoués dans le monde, et méconnus en France.
Le droit à la vie, le droit de connaître ses parents, de ne pas être séparé d'eux... Le droit au repos, mais aussi celui de jouer : tels sont quelques-uns des droits fondamentaux définis par la Convention internationale des droits de l'Enfant. Un texte de 54 articles qui, depuis son adoption par les Nations-unies le 20 novembre 1989, a été ratifié par la quasi-totalité des Etats du monde, à l'exception notable de la Somalie... et des Etats-Unis. Alors que les droits de l'enfant sont célébrés, à l'occasion de l'anniversaire de ce texte fondateur, le bilan dans de très nombreux pays du monde reste globalement négatif. En Asie du Sud, avec ses cohortes d'enfants mis au travail à l'âge où d'autres vont à l'école, dans l'Afrique subsaharienne, avec l'image choquante des enfants soldats, trop souvent, l'idée même que les enfants ont des droits relève de la science-fiction. Dans les pays développés eux-mêmes, ces droits sont parfois bafoués.
La France, qui avait ratifié la Convention dès 1990, peut paraître loin de ce tableau encore sombre. Signe de son engagement en la matière, elle s'est dotée par une loi du 6 mars 2000 d'une institution spécifique : celle de Défenseur des enfants, ayant statut d'autorité administrative indépendante, lui garantissant le maximum d'autonomie, et qui a précisément pour rôle de "défendre et de promouvoir les droits de l'enfant tels qu'ils ont été définis par la loi ou par un engagement international comme la Convention internationale des droits de l'enfant". La fonction a été incarnée par Claire Brisset, avant Dominique Versini.
L'enfant, 19e priorité La France dispose aussi d'une législation fournie et très protectrice des enfants. "Dans notre pays, la situation des enfants est plutôt enviable", reconnaît volontiers Jean-Pierre Rosenczveig, vice-président du tribunal de grande instance de Bobigny, et à ce titre président du tribunal pour enfants (qui préside également l'association DEI-France : Défense des Enfants International - France). "Mais le combat pour les droits de l'homme en général, et pour les droits de l'enfant en particulier, est un combat qui se joue sur la longue durée. La Convention a mis la barre à un niveau très élevé, en faisant de l'enfant une personne, et pas seulement un objet de protection. Il n'est donc pas étonnant que même un pays comme la France ne soit pas tout à fait au niveau de ces ambitions."
Il reste ainsi des points noirs. Les enfants eux aussi sont victimes de la pauvreté, du durcissement du droit des étrangers, du manque de moyens alloués à l'aide au handicap... Et trop souvent encore, des textes législatifs sont adoptés par la France en décalage flagrant avec la Convention. De nombreuses associations s'inquiètent d'ailleurs d'un recul des droits des enfants, quand d'autres thématiques, comme le chômage ou l'environnement, semblent prendre le pas dans l'ordre des préoccupations publiques. Dans un sondage TNS-Sofres réalisé à l'initiative de l'Unicef et de la Fondation pour l'Enfance, des parlementaires ont placé les droits de l'enfant en 19e position... L'existence même de la Convention y apparaît de moins en moins connue des Français ; seul un jeune de 15 à 18 ans sur dix a connaissance de l'existence de ce texte.
Des avancées dans les textes, mais...
Du côté de la Défenseure des enfants, on veut souligner des avancées : la loi handicap du 11 février 2005, par exemple, qui affirme que tout enfant présentant un handicap doit être inscrit dans l'école de son quartier. Ou encore celle de mars 2007 réformant la protection de l'enfance. Mais ces avancées dans les textes, relativise-t-on aussitôt, ont du mal à se traduire sur le terrain. Il revient en effet aux conseils généraux de les mettre en oeuvre, ce qu'ils ont souvent du mal à faire par manque de budgets. La scolarisation des enfants handicapés peut se limiter à trois petites heures par semaine. Et en cas de handicaps lourds comme l'autisme, trop de familles encore doivent trouver des établissements pour accueillir leurs enfants à l'étranger, notamment en Belgique. "Et que dire des reculs en matière de justice des mineurs ?, s'indigne Dominique Versini. Elle devient de jour en jour plus répressive et moins éducative".
Ironie de l'actualité, l'existence même de Défenseure des enfants est menacée. Un projet de loi prévoit sa suppression ; en son lieu et place serait créé un Défenseur des droits et des libertés auquel seraient également attribuées les prérogatives du médiateur de la République et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Une manière de diluer la défense des droits des enfants, dénoncent de nombreuses associations. Même analyse pour Dominique Versini, vent debout contre cette réforme annoncée.
"L'un des trois experts des Nations-Unies qui ont rendu leur analyse sur l'état des droits de l'enfant en France, Hatem Kotrane, professeur de droit à Tunis, était cette semaine en France et s'est dit très inquiet, souligne-t-elle. Il a dit que ce serait une première en Europe, et un recul. Il est impératif que le Défenseur des enfants soit une institution visible et identifiable par les enfants. L'Assemblée nationale doit bientôt lancer une mission parlementaire sur toutes les autorités indépendantes. C'est une très bonne idée : moi je demande une évaluation. Je ne veux pas avoir le couperet de cette injustice qui nous tombe sur la tête".
10:25 Publié dans SOCIOLOGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : enfant, femme, famille, société |
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